Quand on parle de rénovation de piscine, on pense au revêtement. C'est ce qui se voit, c'est ce qui change tout visuellement, et c'est ce qui figure sur les photos avant/après. Mais sur un bassin ancien, l'essentiel du travail se situe avant : dans le réseau enterré, dans les pièces à sceller, parfois dans la forme même du bassin. Ce chantier en est une bonne illustration.
Avant de chiffrer quoi que ce soit, nous contrôlons ce qui est déjà là. C'est une étape systématique, et c'est celle qui détermine tout le reste du projet.
L'ensemble des canalisations reliant le bassin à la filtration est mis sous pression, circuit par circuit. Une chute de pression signale une fuite, et surtout elle indique sur quel tronçon elle se situe. C'est la seule façon de savoir ce qu'il faut ouvrir, et où.
Les tests de pression sont complétés par une inspection caméra. Elle permet de voir l'intérieur des canalisations enterrées : fissures naissantes, raccords qui travaillent, entartrage, déformations, sections écrasées par un mouvement de terrain.
Sur un bassin de plusieurs décennies, ces défauts ne se manifestent pas encore par une fuite visible, mais ils sont là. Les ignorer revient à poser un revêtement neuf sur un réseau qui lâchera dans deux ou trois saisons, avec une terrasse à rouvrir.
Le diagnostic conduit ici à une reprise complète du circuit.
Une ligne neuve a été créée pour la bonde de fond. C'est le circuit le plus difficile à reprendre une fois le bassin fini, puisqu'il part du point le plus bas de la piscine. Le faire pendant la rénovation, bassin vide, coûte une fraction de ce qu'il coûterait plus tard.
Les skimmers ont été remplacés et les refoulements adaptés. Sur les bassins anciens, les pièces à sceller sont souvent d'un modèle qui ne se trouve plus, fragilisées par les UV et les produits, avec des joints durcis. Elles constituent le premier point de fuite d'une piscine rénovée à moitié.
Les refoulements ont par ailleurs été repositionnés pour améliorer le brassage de l'eau, un point que les installations anciennes traitaient rarement correctement.
Ce bassin possédait une fosse à plongeon, comme beaucoup de piscines construites dans les années 1970 et 1980. Une partie profonde, souvent 2,50 m ou plus, destinée au plongeon.
Dans les faits, cette fosse ne sert presque plus jamais. Elle représente un volume d'eau important à chauffer et à traiter, elle rend l'entretien du fond plus pénible, elle réduit la surface où l'on a pied, et elle inquiète les familles avec de jeunes enfants.
Nous l'avons supprimée. Le fond a été rehaussé et remis à niveau pour obtenir une profondeur homogène d'environ 1,50 m, confortable pour la nage comme pour les jeux, avec un volume d'eau réduit et donc moins coûteux à entretenir.
C'est une intervention que peu d'entreprises proposent, parce qu'elle relève du gros œuvre et non de la pose de revêtement. C'est pourtant celle qui transforme le plus radicalement l'usage quotidien d'une piscine ancienne.
L'ancienne mosaïque a été déposée et les supports préparés. Sur un bassin de cette époque, les émaux se descellent, les joints se creusent et l'ensemble retient les salissures. Rien à conserver.
Un nouveau radier a ensuite été réalisé avant la pose du revêtement final. C'est la conséquence logique de la suppression de la fosse : le fond a changé de géométrie, il devait être refait proprement, plan et à la bonne pente, pour recevoir la membrane.
Ce n'est qu'une fois tout cela validé que la membrane en PVC armé est posée, soudée sur place aux dimensions exactes du bassin. Elle assure l'étanchéité et la finition en une seule surface continue.
Nous ne posons que de la membrane PVC armé, en construction comme en rénovation. Mais sur un chantier comme celui-ci, la membrane n'est que la partie visible : elle repose sur un réseau contrôlé, des pièces à sceller neuves, un fond refait et un radier sain.
À l'arrivée, la piscine n'est pas seulement plus belle. Elle est plus simple à entretenir, plus économique à chauffer, plus sûre pour les enfants, et son réseau est reparti pour des années.
C'est la différence entre rafraîchir un bassin et le rénover réellement. Le premier se voit tout de suite. Le second se mesure sur les dix prochaines saisons.
Fosse à plongeon, mosaïque fatiguée, réseau d'origine, pièces à sceller introuvables : ces bassins se rénovent très bien, à condition de commencer par un vrai diagnostic. AT Piscines intervient à Béziers et dans un rayon de 40 km.
Le détail de nos interventions figure sur nos pages rénovation de piscine, recherche de fuite et réseau hydraulique et filtration. Nos autres chantiers sont visibles sur la page réalisations.
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